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Nordic mountain road

Credit: Ryan Kwok Unsplashed

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Svein Aage Aanes

Svein Aage Aanes joined DNB Asset Management in 1998. As Head of Fixed Income and FX, Svein Aage has accumulated close to 25 years experience as a Portfolio Manager. In 2000 he was assigned to head up the team.

Before joining DNB Asset Management, Svein Aage was a senior economist at Den norske Bank. He began his career in 1991 as an Assistant Professor and researcher in economics at the Norwegian School of Economics and Business Administration in Bergen.

Svein Aage holds an MSc in Economics from the Norwegian School of Economics and Business Administration and he has completed a research stay at Harvard University. Svein Aage speaks English, German and Norwegian.

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La vague de désintermédiation qui s’est emparée de l’Europe depuis la crise ne s’est pas arrêtée à la mer du Nord. « Au cours de la dernière décennie, les entreprises non financières d’Europe du Nord se sont financées davantage sur le marché obligataire », constate S&P Global Ratings. Le marché obligataire nordique pèse au total 1.400 milliards d’euros. L’investment grade représentant la plus grande part à 1.275 milliards, dont un huitième pour les corporates. Les émissions du secteur financier pèsent aussi lourd que les corporates. L’une des principales caractéristiques de ce marché est d’avoir une duration courte. « Il y a peu d’émissions dont la maturité excède 5 ans. Par ailleurs, près d’un tiers des obligations sont à taux variable. » L’autre caractéristique est son rating.

La note médiane des corporates nordiques, BBB+ en juin 2018 (seulement la moitié du marché est noté), selon S&P Global, est supérieure aux marchés européen (BBB–) et américain (BB). Cela se traduit par un taux de défaut bas. Seulement 14 défauts enregistrés depuis 2001. En 2015 et 2016, le secteur pétrolier norvégien a été particulièrement touché, avec la chute des prix du baril de pétrole, entraînant dans son sillage l’ensemble du marché high yield. Le haut rendement nordique, qui représente 71 milliards d’euros d’encours, a historiquement été très exposé au secteur de l’énergie. « Beaucoup d’investisseurs pensent encore que ce marché est très exposé au secteur pétrolier, note Svein Aage Aanes. C’était vrai jusqu’à 2014 et la chute des cours du pétrole qui a provoqué un grand nombre de faillites. Depuis il est devenu nettement plus diversifié. » Ces faillites ont surtout concerné des entreprises de services. En 2016, le taux de défaut du high yield a atteint22 %, selon S&P. Après une période de vaches maigres, les émissions ont repris ces deux dernières années avec une plus grande diversification des secteurs. Le rating moyen est BB (40 % du marché noté). La partie non notée a une qualité moyenne B+.

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