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Audun Wickstrand Iversen

Audun Wickstrand Iversen

Audun Wickstrand Iversen is a portfolio manager who covers multiple sectors searching for companies with a disruptive approach to existing business models.

Before rejoining us in 2019 he started several companies and sat as a board member, chairman, and CEO in unlisted and listed companies at Oslo Stock Exchange. In his previous career with us during 2001-2007 he was Portfolio Manager in several top-rated mutual funds. Before that, he was a top-ranked Financial Analyst in DNB Markets (1996-2001).

Audun has a four-year program in economics and business administration consisting of three years at the bachelor/undergraduate level and one year at the master level (Siviløkonom). He also holds a two-year degree in Strategy from Norges Handelshøyskole (NHH) and a Master of Art from the University of Oslo.

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Une leçon tirée de 2020 est que le changement peut venir soudainement. Et un changement vient rarement seul. C'est donc avec des traits humbles que je tente de décrire ma vision de la direction des changements, des perturbations, pour les années à venir.

Chaque jour, nous recherchons les opportunités d'investissement qui découlent des changements ; les changements technologiques et réglementaires, les changements de comportements des consommateurs. Nous nous focalisons essentiellement sur cinq catégories d'investissement :

(1) La connectivité

(2) La mobilité urbaine

(3) La révolution des machines

(4) La démographie

(5) L'économie verte

La mobilité urbaine regroupe les manières dont les personnes et les marchandises sont transportées en ville et entre villes. À l'aube de l'année 2020, une série de services de covoiturage (comme Uber, Lyft) étaient devenus très populaires. Mais cela a changé avec la Covid-19 et le besoin de réduire les contacts sociaux. Les Chinois qui auparavant dépensaient des fortunes sur des voyages à l’international ont commencé à acheter des voitures électriques à la place. Les subventions dans l'UE et les nouvelles gammes des voitures électriques plus « sexy » ont amené la part des ventes de voitures électriques en 2020 à de nouveaux records mondiaux. Et ce n’est qu’un début.

La révolution des machines, a également bénéficié des changements suite à la Covid-19. La fermeture des fournisseurs en Chine au premier trimestre 2020 a rapidement eu des répercussions sur l'industrie japonaise, européenne et américaine. Les fermetures dues aux perturbations de la chaîne de valeur mondiale sont devenues une sorte de mantra au deuxième trimestre 2020, souvent associé aux mots "plus jamais ça". La Covid-19 a renforcé la tendance déjà existante de délocaliser la totalité ou une partie de la production hors de Chine. La robotisation et l'automatisation des processus de production sont maintenant au début d'un nouveau cycle d'investissement. Souvent, un tel cycle dure quatre à cinq ans.

La Covid-19 a également eu un impact sur la démographie. L'effet de la Covid-19 sur la manière dont les gens vivent est principalement lié à l'alimentation et à la biotechnologie. Pour les personnes qui peuvent se le permettre, nous nous attendons à une tendance forte à la recherche des aliments sains pour renforcer leur système immunitaire. Et la réponse à nos prédispositions génétiques, et ce dont nous avons besoin de plus ou de moins dans notre alimentation ou notre mode de vie, nous l'obtiendrons bientôt grâce à la biotechnologie.

Finalement, la plus grande disruption de la Covid-19 se reposera sur la manière dont le monde va retrouver la croissance. Nous parlons là d’une croissance circulaire verte. Les subventions vertes en Europe, l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche combinée à une majorité au Congrès, ainsi que les engagements du Japon et de la Corée du Sud, conduisent à des réglementations vertes qui vont créer et renforcer certains modèles d’affaires, tandis qu’elles vont détruire et affaiblir d’autres. « Émissions », « production et distribution d'énergie », « matériaux », « recyclage », « biodiversité » et « capture du carbone ». Des notions qui seront associées à d'autres comme « subventions », « obligatoires » et « interdictions ». Tout financé à un taux d'intérêt faible qui le rend possible. Pendant un certain temps. Peut-être jusqu'à ce que les subventions reviennent sous forme de taxes ? En 2030 ? Passer au vert avec des chiffres noirs, c’est la plus grosse opportunité en Europe depuis des décennies.

Alors, à quoi ressemblera 2021, à nos yeux ?

2020 était l'année des grandes entreprises technologiques. Apple, Google, Facebook, Amazon et peut-être Tesla. Il n'y aura pas de réédition. Cette année, nous resterons à l'écart de ces entreprises. Au moins jusqu'à ce que nous sachions ce qui se passera sur le plan réglementaire. Il y a un sentiment de "malaise" dans l’environnement "big-tech". Toutes ces années où nous avons cru utiliser leurs services, c’est eux qui nous ont utilisés?

Les sociétés de e-commerce (Amazon, MercadoLibre, Sea, Alibaba) vont continuer à augmenter leurs parts de marché, et peut-être commenceront-elles à s'attaquer à l'hégémonie des banques ?

En 2021, nous verrons les estimations sur la vente de voitures électriques en 2030 augmenter de manière significative. Il y aura des percées dans la production de l'hydrogène. Vers l'automne 2021, nous prévoyons que les entreprises américaines, européennes et japonaises se relocaliseront grâce à l'automatisation et à la robotisation. Le monde développé se focalisera dans une plus large mesure sur les aliments sains (les « clean foods »). Et la recherche génétique connaîtra une percée avec un nombre record d'études réalisées au cours des deux prochaines années.

Et en regardant 2021 avec mes lunettes « disruptives », je vois des opportunités encore plus importantes. Un monde vert, grâce aux réglementations et aux changements d’habitudes des consommateurs. Cela se produira sur tous les continents et il s’agira le plus souvent de notre infrastructure.

2021 a marqué le début d'une vague d'investissements dans l'électrification, l'éolien offshore, l'énergie solaire, l'hydrogène, les câbles électriques, construction de parcs éoliens offshore, réseau intelligent, stockage, efficacité énergétique, économie circulaire, le captage du carbone, la purification de l'eau.

Peut-être même une entreprise comme Alstom qui fabrique des trains connaîtra-t-il une poussée grâce aux subventions pluriannuelles dans le cadre de la mobilité verte et urbaine. Les entreprises établies et "moins sexy" qui saisissent une occasion de disruption sont souvent de bons investissements. En 2021, je pense qu'elles seront nombreuses. « Cash-flow », « Valorisation » et « Ratio d'endettement » seront à nouveau utilisés avec respect. Ce sont des outils financiers qui reviennent. Peut-être comme un boomerang ?

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